Transferts : les chaises musicales

Publié le par mondial du foot 2006 allemagne - football

Les chaises musicales ne sont pas qu'un jeu d'enfantsDans le joyeux bordel qu’est le marché des transferts, on retrouve en effet quelques similitudes avec ce jeu désuet qui ne survit, à peu de choses près, que par son sens imagé. Il faut voir la façon dont on s’active en coulisses et comme le destin des uns est lié à celui des autres. Un départ entraînant une arrivée. Et vice versa.

Le sort de Franck Ribéry oscille ainsi entre son envie personnelle, le désir d’Aulas de l’attirer à Lyon, la volonté de Marseille de le garder (et à quel prix ?), le choix de son entraîneur Jean Fernandez annoncé partant à Auxerre, sans oublier l’arrivée attendue de gros clubs dans la partie et les performances du joueur durant la Coupe du monde qui pourraient encore raviver les convoitises. Autrement dit, les journaux peuvent annoncer tel ou tel transfert "quasi bouclé", mieux vaut s’inspirer de l’attitude de saint Thomas et ne croire que ce que l’on voit.

A ce même petit jeu, décidément très agaçant, le Lillois Jean II Makoun ne bouge pas. Pour l’instant. Car si Manchester United décide de recruter le Lyonnais Diarra, Makoun ira à l’OL. A moins qu’il ne file à Manchester où Fergusson l’apprécie. Toujours à Lyon, on voulait Drogba. Mais encore faudrait-il que Chelsea parvienne à arracher Shevchenko au Milan… en lui cédant Gallas. On se reporte donc sur Pauleta, en proposant Carew à Paris qui voudrait plutôt Pedretti et Frau…

Bravo à ceux qui ont suivi. Et on se dit tout de même qu’un footballeur a besoin d’avoir la tête sacrément bien vissée sur les épaules pour déguster ses vacances sereinement. Car au bout de son portable, la confusion règne.
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