France - Danemark: les vrais bleus sont là
L'équipe de France a commencé sa Coupe du monde. Hier soir au stade Felix-Bollaert à Lens, Les Bleus ont disputé une véritable rencontre internationale et offert une prestation encourageante à 13 jours de leur entrée dans la compétition. Avec Thierry Henry, l’équipe a une toute autre allure. Avec Louis Saha aussi. Dès la 17e minute le second dévia un ballon de la tête pour le premier qui ouvrait le score face au gardien Danois. Le Gunner, déjà chaud bouillant, a multiplié les courses, les prises de balles et les permutations avec Saha, remplacé à la 56e par Wiltord. Henry voulait faire taire les sceptiques et régaler le public. Sur le côté gauche, la paire lyonnaise Abidal-Malouda a également démontré son efficacité.
La troupe de Raymond Domenech était bien plus affûtée que quatre jours plus tôt face aux Mexicains. A commencer par ZIzou qui fit preuve d’une vivacité et d’une envie de jouer rassurantes. Tout porte à croire que le capitaine des Bleus sera prêt à relever le défi du mondial.
D’autant qu’on ne tremblera plus quand Zizou délaissera ses coéquipiers à un quart d’heure de la fin. Car Franck Ribéry, après son "dépucelage" au Stade de France, a célébré sa deuxième sélection par une entrée tonitruante. Et il eut cette fois vingt-cinq minutes pour s’exprimer et démontrer tout son potentiel. Partant de l’axe pour mieux filer sur les côtés le natif de Boulogne-sur-Mer, qui évoluait presque a domicile, s’appliqua à ne pas perdre le ballon et à jouer juste tout en provoquant quand l’occasion se présentait. Sur l’une d’elles, la nouvelle coqueluche des Bleus passa entre deux défenseurs sur le côté droit et fut accroché à l’entrée de la surface. Wiltord se chargea de convertir le penalty (77e) mais c’est bien Ribéry qui reçu les accolades de ses coéquipiers. Des joueurs au public, le gamin est déjà adopté.Domenech effectua ses changements le plus tard possible, en fonction de l’état de chacun, et le travail physique effectué depuis le regroupement semble payer au vue de la fin de match des Bleus. Sagnol demanda tout de même à sortir, ce qui permit à Pascal Chimbonda de fêter sa première sélection toutes catégories d’âges confondues. Face à une équipe danoise qui certes n’inquiéta Barthez qu’une fois mais offrit une opposition athlétique au moins équivalente à ce que pourra proposer la Suisse le 13 juin prochain, les Bleus se sont rassurés. S’il reste des choses à peaufiner – la défense a encore eu quelques approximations – les inquiétudes alarmistes nées de la promenade mexicaine ont pour une bonne part été balayées (y compris celles concernant Vieira) avant la répétition finale, le 7 juin, face à la Chine.
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