Ronaldinho : "L'Argentine ne nous fait pas peur
Lorsque Ronaldinho sort des vestiaires, une nuée de journalistes se presse autour de lui. Mais après la victoire 4-1 du Brésil sur le Japon, synonyme de huitièmes de finale contre le Ghana, le Joueur Mondial de la FIFA 2004 et 2005 s'est fait voler la vedette. Si certains ego s'en seraient froissés, la star du Barça a confié à FIFAworldcup.com que rien n'aurait pu lui faire plus plaisir.
"Retrouver le Ronaldo que l'on connaît, avec un doublé en plus, c'est exactement ce qu'il nous fallait, déclare-t-il, les yeux pétillant de bonheur. Aucun de nous n'a jamais douté de sa qualité, mais on voulait tous qu'il marque pour se débarrasser de cette tension ressentie par tout le groupe".
Maintenant que l'attaquant du Real Madrid a retrouvé la forme, le fameux "quatuor magique" semble enfin jouer juste. Mais pour Ronaldinho, si souvent chef d'orchestre du FC Barcelone dans sa glorieuse campagne européenne cette saison, il n'a pas été facile de s'adapter à un nouveau tempo.
"Je joue plus dans l'axe, dans une position plus reculée, et j'ai donc moins d'impact dans les trente derniers mètres, explique-t-il. A Barcelone, je peux dribbler un adversaire et tenter de tirer au but. Mais au poste que j'occupe avec le Brésil, je peux effacer deux ou trois joueurs adverses et être encore loin du but".

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En sélection, le footballeur originaire de Porto Alegre est en effet chargé d'occuper l'espace derrière Adriano et Ronaldo, aux avant-postes.
"Le coach m'a dit de faire jouer l'équipe et de contrôler davantage le rythme du jeu, explique-t-il. C'est quelque chose que j'apprends et je suis heureux de le faire. Il y a onze stars sur le terrain, personne ne pense à sa gloire personnelle. Je ne suis pas le seul à évoluer à un poste différent de celui que j'occupe en club".
Après avoir pris part à l'égalisation brésilienne contre le Japon, Ronaldinho a également été passeur décisif sur le troisième but. Toutefois, il a été éclipsé dans son rôle de milieu offensif par le Milanais Kaká. Une situation qui ne manque pas de soulever des interrogations.
"Je sais que je ne joue pas mon meilleur football, mais on y vient, réplique-t-il. Un peu de patience : la Coupe du Monde ne fait que commencer. C'est un marathon, pas un sprint".
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Il y a exactement douze mois, le footballeur de 26 ans a montré l'exemple inverse de Ronaldo en demandant à Parreira de l'intégrer à la campagne victorieuse de la Seleção en Coupe des Confédérations de la FIFA. Le meneur de jeu n'a donc pas vraiment eu l'occasion de respirer au cours des deux dernières saisons.
Malgré les éternels doutes relatifs à la forme physique, l'équipe du Brésil semble vivre dans la joie et la bonne humeur. Si Parreira adopte une approche plus scientifique que Luiz Felipe Scolari, les joueurs s'entendent toujours aussi bien, tirant leur énergie de l'enthousiasme des milliers de supporters autorisés à suivre chacun de leurs entraînements. Inventer des chansons dans le car, se mesurer au "rei" Emerson aux jeux, voilà les principales préoccupations du numéro dix du Brésil.
"Contre le Japon, on a vraiment pris du plaisir. On a joué avec fantaisie, notre marque de fabrique, et montré notre véritable potentiel, déclare Ronaldinho, qui véhicule pour la première fois le poids des attentes de la nation. On sait qu'il faut parfois jouer un jeu plus terre-à-terre mais il y a des moments où on peut s'exprimer. Ça fait partie de la nature de notre jeu et de notre vision de la vie."

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Au terme de la phase de groupes, l'Argentine, battue 1-4 par le Brésil en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005, a détrôné la Seleção dans les pronostics. Malgré tout, Ronaldinho garde confiance : le Brésil décrochera son sixième titre mondial.
"On a vu les matches de l'Argentine et, pour moi, le deuxième but de leur victoire 6-0 contre la Serbie et Monténégro est le plus beau de la compétition. C'était un magnifique but collectif, remarque-t-il, admiratif. On respecte l'Argentine, comme toujours, mais elle ne nous fait pas peur". Voilà qui est clair !