France - Italie en finale de la coupe du monde
L'Italie dernier obstacle sur le chemin de la France
L'équipe de France retrouvera l'éternelle Italie au dernier stade de la Coupe du monde à Berlin, après sa victoire en demi-finales contre le Portugal (1-0) mercredi à Munich, pour un choc qui offrira un cadre somptueux aux adieux de Zinédine Zidane et à son entrée au Panthéon du football.
Le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech a confié jeudi son "admiration" pour le football et les joueurs italiens, "leur talent, leur mental, leur faculté à se battre constamment", avant la finale du Mondial-2006 entre les deux pays dimanche.
"L'Italie pour moi, ça a toujours été quelque chose de particulier, a indiqué Domenech en conférence de presse. J'ai un sentiment d'admiration pour le talent de ces équipes-là, pour leur mental, leur faculté à se battre constamment. Se tester contre les Italiens, c'est toujours une vraie valeur, ce ne sont jamais des matches anodins."
"Pour moi il y a une émotion, a-t-il ajouté. Peut-être que les joueurs ne partagent pas mon avis par rapport à l'Italie mais beaucoup d'entre eux ont quand même côtoyé ce championnat. On en entend souvent parler, ça reste quand même une référence permanente."
Les joueurs de l'équipe de France de football ont consacré leur journée de jeudi à la récupération, après être rentrés à leur camp de base d'Aerzen (nord) à 04H00 jeudi matin de Munich.
Après une matinée libre, l'après-midi a été consacrée à des activités réalisées par petits groupes de trois ou quatre joueurs: soins, footing, sortie en VTT et quelques exercices de musculation notamment pour Gaël Givet, Grégory Coupet et William Gallas.
Jeudi, le préparateur physique Robert Duverne a fêté ses 39 ans. Dans l'avion qui les ramenait de Munich, le staff et les joueurs ont chanté "Happy Birthday" en son honneur.
Vendredi, l'équipe de France doit s'entraîner à 17H30 à Aerzen. Les Bleus rejoindront Berlin samedi, à la veille de la finale du Mondial-2006 où ils affronteront l'Italie (20H00).
Mercredi contre le Portugal, Zinédine Zidane, auteur du but de la victoire sur penalty (33e), pouvait-il imaginer plus belle sortie ? Assurément non. Il n'a pas pris le carton jaune qui l'aurait privé de Berlin, comme aucun des quatre autres titulaires sous la menace (seul Saha sera suspendu). Et voilà désormais le N.10 tricolore, 34 ans, en passe d'entrer dans la légende. Encore. Huit ans après.
Pour la France, il y avait le 12 juillet, soir d'éternité de 1998, il y aura maintenant un 9 juillet.
Car quoi qu'il arrive dimanche, face à une Italie revancharde après la finale cauchemar de l'Euro-2000, ces Bleus-là ont réussi leur Coupe du monde au-delà des espérances. Une vague bleue déferle sur le pays, presque irrésistible, gommant la morosité ambiante. C'est déjà beaucoup.
Berlin ! Le sélectionneur Raymond Domenech a gagné son pari, inlassablement martelé depuis la mi-octobre, même quand les sceptiques se faisaient nombreux, et peut reprendre le slogan que les supporteurs allemands ne chanteront plus: "Berlin, Berlin, wir fahren nach Berlin" (nous allons à Berlin).
L'Italie, prochain adversaire, sourit aux Bleus depuis le 2 juin 1978, date de la dernière défaite française contre la Squadra Azzurra, au premier tour du Mondial (2-1). Depuis, la France a toujours gagné notamment en 8e de finale du Mondial 86 (2-0), en quart de finale du Mondial-98 (0-0, 4 t.a.b. à 3) et en finale de l'Euro-2000 (2-1 b.e.o.).
Mondial-98 et Euro-2000: Zidane, Barthez, Thuram y étaient déjà. Dimanche à Berlin, il ne tient qu'à eux d'en faire une trilogie mythique.

C'est Zinédine Zidane qui a envoyé les siens en finale en inscrivant le seul but du match. Peu après la demi-heure de jeu, Ricardo Carvalho fauche Thierry Henry dans la surface. L'arbitre indique le point de penalty. Et comme en demi-finale de l'UEFA Euro 2000, c'est le numéro 10 des Bleus qui s'en charge. Sa frappe du pied droit est parfaitement placée et trompe Ricardo sur sa droite. (32', 1-0).
Il aura fallu un penalty de Zidane à la 33ème pour faire la différence dans cette deuxième demi-finale, qui ne restera pas dans la mémoire des spectateurs neutres. Si les Bleus ont surtout défendu, reconnaissons qu'ils n'ont pas été trop gênés par des Portugais manquant généralement de tranchant dans leurs initiatives offensives.