Victoire des lions de l'atlas

Publié le par foot

En ce mercredi estival, la foule du stade Moulay Abdallah était clairsemée ; ambiance bonne enfant d’une journée de vacances, nombreux MRE venus profiter de cette occasion pour saluer leur équipe fétiche.

Les Lions de l’Atlas eux ne chômaient pas : ils étaient réunis depuis quelques jours en concentration afin de préparer au mieu les prochaines échéances. Cette rencontre face aux étalons burkinabés avait valeur de test et servirait aux derniers réglages avant l’entame de la campagne qualificative à la CAN 2008.


Les lions commençaient la rencontre avec détermination mais de manière brouillonne : on ressentait le manque d’automatismes et surtout les effets de la préparation d’avant-saison.
Le onze national cherchait à se mettre à l’abri le plus tôt possible, mais sur les quelques occasions créées, il manquait aux attaquants marocains quelques centimètres ou quelques fractions de secondes pour parvenir à faire trembler les filets adverses.

La récompense survenait juste avant le repos : Youssef Hadji, après un ballon arraché à la défense centrale Burkinabé, inaugurait le tableau d’affichage d’une sublime frappe « chirurgicale » des 20 mètres en pleine lucarne. Plus rien ne serait marqué, la seconde mi-temps se déroulant sur un faux-rythme, avec peu de faits marquants.

Des deux attractions de ce match, à savoir l’association offensive Hadji-Chamakh-Boussoufa et les débuts attendus de Mickaël Chrétien-Basser, une seule allait se manifester, Chrétien n’ayant pas eu le privilège d’honorer sa première cap; Boussoufa lui se montrait à l'aise dans ses nouveaux souliers, apportant à plusieurs reprises le danger devant le but du Burkina. Le jeune pensionnaire d'Anderlecht n’aura donc pas tardé à se mettre le public marocain dans la poche.

Peu d’éléments à relever de ce match de reprise, donc, sinon la performance prometteuse de Mbark Boussoufa, la confirmation Mahdoufi, la bonne forme de Tariq Skitioui visiblement décidé à divertir le spectateur, ou encore la prestation propre d’Amine Rbati en défense centrale; à signaler un penalty flagrant non-sifflé en faveur de Chamakh en première mi-temps, un Chamakh remuant et combatif comme à son habitude.

Au final une victoire étriquée face à une modeste équipe du Burkina, mais pouvait-on raisonnablement espérer mieux en cette période ?

Pour le sélectionneur Mohamed Fakhir, tout reste à démontrer : le potentiel est évident, à charge pour lui d’en tirer la quintessence, lui qui affirme se projeter « vers la CAN 2008, voire la coupe du monde 2010 » .

Mountakhab.Net
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