Sondage, zaki / naybet
BADDOU ZAKI OU NOUREDDINE NAYBET ???

c'est qui des deux la personne la plus vitale au sein de l'équipe national?
a vous de commenter...
1 article paru dans maroc-football le 23-6-2005
Les échanges par médias interposés entre le sélectionneur national Baddou Zaki et le doyen de ses joueurs Nourredine Naybet continuent à alimenter la polémique et empoisonner le climat au sein du onze national. Un hebdomadaire marocain (Tel Quel Magazine) est allé même jusquà affirmer quil a fallu lintervention des forces de lordre pour sinterposer entre les deux hommes dans un hôtel de Rabat.
Dernier sujet de discorde : labsence du défenseur marocain dans le match disputé contre le Kenya. Si l'on s'en tient aux propos contradictoires des deux hommes on ne peut convenir que dune seule chose : la rupture est bel et bien consommée.
Sur les raisons de cette absence tout dabord, chacun a sa propre explication. Nourredine Naybet sinterroge avec amertume : « Je me suis bien préparé je ne comprends pas pourquoi jai été écarté. ». La riposte de Badou Zaki ne sest fait pas attendre « Tout le monde a vu que Naybet nétait pas en bonne forme lors du dernier match quil a disputé avec léquipe nationale». Au lieu de régler les choses dans le secret de la famille, les deux hommes ont ainsi choisi de soumettre ce différent, sommes toutes banal, à lappréciation du grand public !
Les choses ne s'arrêtent pas là. Badou Zaki remit en cause publiquement et à demi-mot lâge du capitaine. « La performance dun joueur dépend de son âge. On ne peut continuer à évoluer dans une sélection sans limite de temps. Sinon je serais encore, à mon âge, gardien des lions de lAtlas. Toute chose a un début et une fin ! » a ironisé le sélectionneur national. Nourredine Naybet, 35 ans, pourra apprécier !
Et comme si tout cela ne suffisait pas, le défenseur marocain en remet une couche. Il se fait le plaisir de rappeler à tout le monde que lâge est un atout, car il apporte avec lui une sagesse fondée sur lexpérience. Et de l'expérience il en a à revendre lui le doyen des joueurs marocains. Prenons par exemple cette concentration aux Emirates Arabes Unies : « Je comprends pas ce choix alors que les conditions climatiques sont totalement différentes entre Abu Dhabi et Nairobi On aurait dû sentraîner à Ifrane comme du temps de lentraîneur Henri Michel ».
Passant outre à son obligation de réserve, le capitaine des lions lance une attaque dune rare virulence, allant jusquau dénigrement : « Ce match que jai péniblement suivi assis dans les gradins comme simple supporter était catastrophique. Aucune tactique aucun jeu en profondeur. Pire les joueurs ne pouvaient même pas faire trois passes correctes. Cest Indigne et Honteux !»
Alors que le long chemin des qualifications sachève bientôt, cette querelle entre les deux hommes est malvenue, déplacée et porte tort au onze national. Au lieu de passer le temps à se disputer, Baddou Zaki et Nourredine Naybet seraient mieux inspirés de se concentrer sur leur mission essentielle : décrocher un ticket pour le mondial 2006.