Le Maroc aux portes du «Mondial»
C'est incontestablement l'attraction de ce week-end que cette rencontre qui réunit deux grandes équipes africaines pour une place au Mondial 2006 en Allemagne. L'équipe nationale est arrivée jeudi dernier à 11h50 à l'aéroport de Tunis - Carthage.Après quelques petits déboires avec les autorités de l'aéroport et les journalistes présents, surtout ceux des deux chaînes nationales, le différend a été aplani.
Ce fut, donc, la rencontre avec les membres de l'équipe nationale et à leur tête le sélectionneur, Badou Zaki.
Ce dernier, sourire habituel, se prêta au jeu des questions des membres de la presse nationale présents l'aéroport.
Que ce soit de la part de Zaki, Lemyaghri, Chammakh, Zaïri, Talal, Moha, Bousaboune… ; toutes les déclarations versent dans le même sens : celui de la responsabilité, d'une réelle prise de conscience qu'il faut coûte que coûte remporter cette victoire pour plusieurs raisons.
La remporter d'abord, pour le peuple marocain qui leur voue une véritable passion. Ensuite, conscients de la difficulté de leur mission, ils mesurent à quel point ce sera ardu mais pas impossible.
Et enfin, tout ce "commando" est constitué d'éléments très jeunes ambitieux à souhait. Pour Zaki, la mise au vert à Marbella (Espagne) a été, à bien des égards, salutaire. Elle a permis au groupe de bénéficier d'une concentration sereine, loin de tout ce qui peut affecter sa sérénité.
Il a promis aussi que le groupe défendra crânement ses chances. Pour Jawad Zaïri, la rencontre est très difficile contre une équipe de Tunisie en bonne condition physique et morale. "Et puis, a-t-il ajouté, tout le groupe n'a jamais mis les pieds dans une Coupe du Monde. Et là, une opportunité s'offre à nous. Et nous la saisirons Inchallah pour aller en Allemagne ".
Pour Marouane Chammakh : "Nous sommes venus ici pour gagner parce qu'on n'a pas le choix. Mais il faut avoir de la confiance et non de l'excès de confiance. Il faut garder les pieds sur terre. Nous ferons tout pour arracher la qualification."
De son côté, Talal El Karkouri, promu au rang de capitaine après le départ de Naybet, verse dans le même sens : "Une rencontre difficile, mais pas insurmontable ! Il va falloir batailler et nous sommes là pour çà ! Le moral du groupe y sera pour beaucoup."
Pour le gardien de l'équipe nationale Nadir Lemyaghri : "Celui qui sera le mieux préparé techniquement et mentalement sera le vainqueur. Notre moral est au beau fixe. Nous gagnerons inchallah. "
En tous les cas, le groupe des Lions de l'Atlas ne s'est jamais senti meurtri dans son âme comme il l'a été ces derniers temps. Il veut effacer cette image de la mémoire collective, se réconcilier avec son public. Pour ce faire, tout passe aujourd'hui par une victoire sur les Aigles de Carthage. La victoire et rien que la victoire
De l'autre côté, nos adversaires du jour affichent une sérénité procurée depuis la CAN 2004 par le sorcier Roger Lemerre. Mas sa potion magique aura-t-elle de l'effet sur les Lions de l'Atlas ? Réponse aujourd'hui dans la soirée.
Mohamed Mellouk (envoyé spécial) | LE MATIN
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